Profil

Démarche artistique de François Dallegret

Formé comme architecte à l’École des Beaux-arts de Paris, François Dallegret se consacre depuis 1964 au design d’intervention, tirant son inspiration des arts plastiques et des arts dits technologiques. Ses créations ne sont pas des œuvres d’art visant d’abord la beauté, mais plutôt des « ouvrages d’art », des fabrications qui suscitent réactions, interrogations, interrelations. L’objet de tous les jours se voit investi d’une charge symbolique inusitée.

Dès sa sortie des Beaux-arts, avec ses Automobilismes et ses Machinations, méga-dessins mécano-rétro futuristes et avec son fameux Atomix (MoMA 1967), Dallegret se joue de la matière première et développe sa « radioactivité »…

Ce sera la Machine en 1966, une barrière anti-barrière aux cellules photoélectriques, qui établira la vision et la volonté interactive de son œuvre. Le fil conducteur, émanant de Soft Laser/Hot Line (MAC, Chicago 1970), se poursuit avec DrapoLum, ces drapeaux-émetteurs qu’il projette de hisser un peu partout, à Montréal, Lille et Angers, pour se brancher enfin sur les nouvelles diodes électroluminescentes reflétant le passage des gens et du temps…

Le travail de Dallegret consiste à animer l’espace public, à le mettre en scène en utilisant tous les artifices qu’offrent les récents développements technologiques. L’artiste recherche les interfaces, les passages obligés, les messages et massages collectifs. Il  est même parvenu à développer, à partir du code barres imaginé pour ArchiVirus (2002), une « signalétique » permettant de dynamiser l’alphabet de façon à pouvoir orthographier sur diverses surfaces les réponses aux stimuli et les relier à la toponymie.

Les années 2000 entraînent Dallegret vers une nouvelle série d’interventions caractérisées par un marquage poétique du territoire. Ses récents projets d’art public en France, Porte-Lumière (2001), Trafic (2009) et DrapoLum (2013), constituent l’aboutissement d’une démarche d’exploration à la frontière du tangible et de l’intangible. Les outils ont évolué, fluorescence, éléments standards produits en usine et approche bidimensionnelle, mais l’intention demeure la même.

« Montrer la vie, accueillir la vie et produire de la vie par des installations toujours impromptues, souvent changeantes, parfois irrévérencieuses, voilà en effet ce qui caractérise l’œuvre de François Dallegret » selon Serges Gagnon, auteur d’un texte de catalogue accompagnant l’exposition Réminiscences fluorescentes en 1999.

Voir GOD & CO: François Dallegret Beyond the Bubble

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François Dallegret’s exploratory process

Trained as an architect at the École des Beaux-Arts de Paris, François Dallegret has been attracted from the very beginning, in 1964, to operational design, inspired both by the plastic and technological arts. Therefore, his creations would not be works of art reaching for beauty, but outworks, settings, things, meant to have an effect on space and society in every way and every day life by their peculiar symbolic messages.

After the Beaux-Arts, working with the matter, Dallegret developed a sort of radioactivity well seen in his famous Automobilismes and his Machinations, retro-futurist mechanic mega-drawings, also with his well-known Atomix  (MoMA 1967).

However, it would be La Machine in 1966, a sort of crossing gate using photoelectric cells,  that would establish his artistic vision of interactive art. The idea, also seen in Soft/Hot Line (MAC, Chicago 1970), would further develop with the LightFags series he projected to raise everywhere, in Montréal, Lille and Angers, exploiting the new electroluminescent diodes to reflect the passing of time and of passers-by.

Dallegret’s work aims at giving life to public space, transforming it in an open theater, by using all the devices of modern technological advances. The artist is looking for interfaces, forced passages, collective messages and close massages! Moreover, with the ArchiVirus code bar (2002), he has developed an identification sheet capable to transcribe on any surface the reactions of these passers-by to different sorts of stimuli.

After 2000, Dallegret moved towards a new form or way of such invention/intervention, this time with poetic territorial markers. His recent public arts projects in France, Porte-Lumière (2001), Trafic (2009), and DrapoLum (2013) constitute the achievement of an exploratory process at the edge of tangible and intangible worlds. His conceptual tools : fluorescence, standard factory-made components, as well as a bi-dimensional approach, have evolved, but his goals and aims are always the same :

« To display life, to welcome life, to create life with new productions, always unexpected, frequently changing, sometimes irreverent, this is what characterizes François Dallegret’s work.» Serges Gagnon, in Réminiscences fluorescentes exhibition catalogue (1999).

See GOD & CO: François Dallegret Beyond the Buble

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